A PROPOS

Black Bird In Beer est un site qui rend compte de mon activité, des sujets qui m’animent, de certaines de mes réalisations mais aussi des projets et des personnes que je soutiens

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En quelques mots…

… j’ai rencontré la bière dite “craft” (ou artisanale, c’est selon) en Californie, en Sonoma pour être précis. C’était en 2014 et je travaillais alors pour l’industrie viticole. Mon métier était plutôt spécifique : je gérais des parcs de barriques. J’aidais des viticulteurs à piloter ce poste de charge très lourd mais au combien valorisant pour leurs produits. Dans le cadre de mes attributions, principalement commerciales, je m’occupais également de la formation des équipes, et notamment du coaching de l’équipe américaine.

A l’occasion d’une pause déjeuner, on a voulu me montrer qu’il y avait autre chose que du vin du côté de Santa Rosa… A première vue l’endroit était assez typique d’un bar américain : long comptoir en bois, barbus à la casquette vissée sur la tête, chemises de bûcheron et une vague odeur de gras… Ce que je n’avais jamais vu, par contre, c’était une telle profusion de becs pression. On commande donc pour moi : une pinte d’IPA et un peu de “confort food”… Dès la première gorgée ce fut une grosse claque. Je ne savais pas qu’une bière pouvait avoir une telle aromatique et une telle puissance. J’étais au taproom de la Russian River Brewing Company. Dans mon verre : Pliny The Elder !

En rentrant en France, je n’avais plus qu’une obsession : rentrer dans la danse de cette “craft revolution”. Ce qui tombait bien c’est que la bière s’intéressait à la barrique et que donc la barrique s’intéressait à la bière. De mon côté, je ne m’intéressais plus qu’à une chose : réussir ma reconversion du vin à la bière. Pour se faire j’avais besoin de m’éduquer, de me former. C’est le point de départ de tout, même si beaucoup l’oublie. Initialement c’était avec la ferme intention de créer une microbrasserie, à Bordeaux. J’ai donc beaucoup lu, beaucoup goûté, construit mon labo “maison” et puis je suis allé à la rencontre de brasseurs, en France et au Royaume Uni. J’ai collecté quantité d’informations et j’ai validé mes acquis techniques par l’obtention d’un diplôme de brasseur, à La Rochelle.

Au fil de mon immersion dans le monde de la bière artisanale j’ai pu noter l’extraordinaire diversité des profils, la grande hétérogénéité des compétences, la disparité des moyens comme celle des objectifs. Je me suis rendu-compte que la seule chose qu’il y avait en commun chez les porteurs de projets en microbrasserie c’était l’envie. L’envie de vivre de sa passion. Et que cette envie avait nécessairement un prix. Le prix d’investissements souvent lourds, d’un travail acharné, physique et, la plupart du temps, sous-rémunéré.

De ce constat j’ai revu ma copie, remballé mon business plan et je me suis posé la question suivante : “en quoi pourrais-tu être utile dans ce milieu auquel tu te consacres depuis si longtemps ?”. J’avais en poche un diplôme d’Ecole de Commerce, un passé de rédacteur dans la presse, une certaine expertise du commerce (notamment dans un environnement similaire), un sens de la pédagogie, un esprit pragmatique et synthétique, un solide réseau et un peu de bouteille. J’ai tout naturellement décidé de dupliquer un métier qui existe depuis longtemps dans le vin, celui de consultant-conseil.

Ma seule mission désormais : accompagner mes clients dans l’atteinte de leurs objectifs. En m’appuyant sur leurs moyens (cognitifs ou matériels), sur mes propres compétences ou celles de ressources extérieures et cela, afin qu’ils puissent prétendre à l’autonomie et à la maîtrise totale de leurs affaires. C’est là tout le sens de “Black Bird”, cette chanson des Beatles qui nous parle d’émancipation, d’indépendance… d’apprendre à voler de ses propres ailes. Et si j’ai choisi de me cacher derrière un alias c’est parce que la personne à mettre en lumière ce n’est jamais moi mais toujours celle avec laquelle je collabore…